lunes, 25 de agosto de 2014

ELIANA DÍAZ MUÑOZ [13.033]



ELIANA DÍAZ MUÑOZ 

Colombia, (1987). Magíster en Literatura Hispanoamericana y del Caribe de la Universidad del Atlántico. Docente de literatura de la misma institución. Pertenece al Centro de Estudios Literarios del Caribe (CEILIKA). Algunos de sus poemas aparecen publicados en Revista Viacuarenta y Casadeasterión. Ha participado en el Coloquio sobre la diversidad caribeña, en Casa de Las Américas, La Habana, mayo de 2012; al Festival de poesía de Barranquilla Poemarío, en 2012 y 2013 y al Encuentro internacional de mujeres poetas en Córdoba – Colombia, 2008 .

Barranquilla, Colombie (1987). Magistère en littérature hispano-américaine et des Caraïbes de l'Université de l'Atlantique où elle est enseignante. Elle fait partie du Centre d'études littéraires des Caraïbes (CEILIKA). Quelques-uns de ses poèmes ont été publiés dans les Revues Víacuarenta et Casadeasterión. Elle a participé au Colloque sur la diversité caribéenne (Casa de Las Américas, La Havane, mai 2012), au Festival de poésie de Barranquilla Poemarío, en 2012 et en 2013 et à la Rencontre internationale de femmes poètes de Córdoba en Colombie.

Poemas traducidos del español (Colombia) por Rémy Durand
Poèmes traduits de l'espagnol (Colombie) par Rémy Durand



Emile en una fotografía

Se ha detenido
Pequeña lengua
Entre los dientes
La boca arqueada sin relevancia
Y una perdida redondez del pómulo
Tras la hoja desprendida de un
árbol van sus ojos
Los hombros ha curvado
Plegando más la tenue organza
Del vestido.
Emile está cansada
La luz ha forjado
Un nuevo estado de su ser
Perfecto
Paciente
Neutro
Lejano.



Émile sur une photo

Il a marqué une pause
Sa petite langue
Entre les dents
La bouche fléchie sans ostentation
Et la rondeur perdue de ses joues
Derrière la feuille qui tombe
d'un arbre, ses yeux
Il a courbé le dos
Froissant davantage le léger organdi
De sa robe
Émile est lasse
La lumière a forgé
Un nouvel état de son être
Parfait
Patient
Neutre
Lointain.





Paseo en bicicleta

Pasas, niño. Detrás el viento.
Detrás las casas de los amigos,
sus grietas adobadas con arcilla
las manos silenciosas de un padre
silencioso.
Se curvan ramas, techos,
granos abiertos por el verano.
Todo truena al paso de las ruedas
girando contigo.
Y tu corazón niño va girando
va sumergiéndose en oleajes remotos.
Tú que no conoces la espera del mar en las orillas,
la sal que reverbera en los ahogados.
Así que no te deslumbres,
no estaciones la suma de tus recreos
para ver a la muchacha de los peces dorados.
Es sueño.
Detrás de ella, el viento.




Ballade en bicyclette

Tu roules, jeune garçon. Derrière le vent.
Derrière les maisons des amis,
dont les fissures ont été recouvertes d'argile
les mains silencieuses d'un père
silencieux.
Les branches, les toits gonflent
comme graines que l'été a ouvertes.
Tout gronde sous les roues
qui tournent avec toi.
Et ton cœur d'enfant tourne
se submerge dans des houles anciennes.
Toi qui ne connais pas l'attente de la mer sur les rivages,
le sel qui scintille sur le corps des noyés.
Ainsi tu ne t'émerveilles pas
N'abandonne pas ce vélo que tu as payé de tes sous
pour voir la fille aux poissons dorés.
C'est un rêve.
Derrière elle, le vent





La costurera

La luz
la minúscula luz
devorada en los tejados por el ala de un grillo
no cruza la ventana
Afuera está bendiciendo el desastre
y no alcanza
no es suficiente
para encontrar botón conforme a ojal descosido
para atar los camellos resabiados
que no pasan por el ojo de tu aguja
pero volverías a intentarlo
aún en la penumbra de tus siglos venideros
con las manos reumáticas si quisieras
sin nada que recuerde
la vegetal tersura de esta mañana
volverías
levantada en el sueño más oscuro
con el vestido por mortaja.




La couturière

La lumière
la lumière minuscule
qu'une aile de grillon dévore sur les toits
elle ne traverse pas la fenêtre
Dehors elle bénit le désastre
et elle est impuissante
elle est trop faible
pour choisir le bouton qui convient à la boutonnière décousue
pour attacher les chameaux rebelles
qui ne passent pas par le trou de ton aiguille
mais tu essaieras à nouveau
même dans la pénombre de tes siècles à venir
avec des mains rhumatisantes si tu le souhaites
sans que rien ne rappelle
la douceur végétale de ce matin
tu reviendrais
debout sur le rêve le plus sombre
avec une robe pour linceul





Retrato de un pintor impresionista

Piedra voraz
Incandescente piedra
Solo eso
Una mancha crece
con sus uñas y dientes
Y su barba de tres días
En espejos distraídos
se refractan ausencias
lila
y carmesí
mientras otro color ensaya
para ese rostro lejano
casi en sombras
refriega su lápiz
sobre la piedra voz
voraz bocina
borrasca botella
escasas las formas
que nunca termina




Portrait d'un peintre impressionniste

Pierre vorace
Incandescente pierre
Ça seulement
Une tache croît
avec ses ongles et ses dents
Et sa barbe de trois jours
Dans des miroirs distraits
des absences se reflètent
couleur lilas
et couleur grenat
tandis qu'il essaie une autre couleur
pour ce visage lointain
en ombres presque
il écrase son crayon
sur la pierre-voix
vorace sirène bruyante
tempête bouteille
rares les formes
qu'il n'achève jamais




Libros

Los atravesaba una luz enfermiza
Desde el borde de la cubierta mohosa
hasta el delirio de verse solos
en medio de los anaqueles vacíos.
Tenían muchas líneas abarrotadas en el filo de la lengua
Como piedras convulsas por el tropiezo.
En todo caso
era algo lo que se desgajaba en sus páginas
hormigas
arañas
agujas
grafías
todo en minúscula floración
como el amor
o las cotidianas promesas.



Livres

Une lumière maladive les traversait
Du bord de la couverture moisie
au délire de se voir seuls
au milieu des étagères vides
Ils avaient de nombreuses lignes sur le tranchant de la langue
Comme des pierres blessées piétinées.
En tous cas
c'était quelque chose qui s'arrachait de leurs pages
des fourmis
des araignées
des lettres
tout en minuscule floraison
comme l'amour
ou les promesses quotidiennes




Plegaria

Señor: dame de los suicidas
la placidez del rostro satisfecho
el arrojo con que saludan al vacío
toda negativa a las citas
que el amor les impuso en el descuido de la calle
y por favor, no se te olvide
aquel beso envenenado de cloroformo
Concédeme parte en el cielo desgarrado
Y si te es posible
confórmame con una muerte menos heroica
sin notas explicativas a pie de página.




Prière

Seigneur : offre-moi des suicidés
le calme du visage satisfait
le courage avec lequel il saluent le vide
tous les refus des rendez-vous
que l'amour leur a imposé dans l'oubli des rues
et s'il te plaît, n'oublie pas
ce baiser empoisonné au chloroforme
Accorde-moi une place dans son ciel déchiré
Et si tu peux
offre-moi une mort moins héroïque
sans notes en bas de page.








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