martes, 19 de febrero de 2013

MAURICE CARÊME [9252]




MAURICE CARÊME (BÉLGICA, 1899-1978)
Maurice Carême (Wavre, 12 de mayo de 1899 - Anderlecht, 13 de enero de 1978) fue un poeta francófono belga, conocido por su estilo de escritura simple y sus poesías para niños.

Biografía

Carême nació el 12 de mayo de 1899 en Wavre (Bélgica), entonces una parte rural de Bélgica. Aunque creció en una familia de medios modestos (su padre era un pintor y su madre un comerciante), Carême tuvo una niñez feliz, que se reflejaría en sus obras.

Mauricio Carême fue escolarizado en su ciudad natal y, en 1914, recibió una beca para asistir a la escuela normal en Tienen. Fue en este tiempo que comenzó a escribir poesía. En 1918, Carême se graduó de institutor y le fue asignada una posición de profesor de escuela primaria en Anderlecht, parte de Bruselas.

La poesía de Carême adquirió progresivamente un mayor lugar en su vida y, en 1943, renunció a su profesión docente para dedicarse completamente a la escritura. Mauricio Carême murió el 13 de enero de 1978 en Anderlecht. Conforme a su petición, lo enterraron en Wavre. Su hogar en Anderlecht, “la maison Blanche”, es ahora sitio del Museo Maurice Carême.

Obras

63 illustrations pour un jeu de l’oie (1925)
Hôtel bourgeois (1930)
Chansons pour Caprine (Édiciones Henriquez, 1930)
Reflets d’hélices (1932)
Mère (1935)
Petite Flore (1937, Prix Edgar Poe)
La Lanterne Magique (1947)
La Maison Blanche (1949, Prix de l’Académie française)
Petites Légendes (1949)
La voix du silence (1951)
L’eau passe (1952, Prix International Syracuse, Prix de l’Académie française)
Semeur de rêves (1953)
Images Perdues (1954)
Heure de grâce (1957, Prix Félix Denayer, Premio de poésia religiosa)
L'Orphelin (1958)
L'Oiseleur (1959)
La Flûte au verger (1960)
La Grange Bleue (1961)
Pomme de reinette (1962)
Bruges (1963)
En sourdine 1964)
La Bien-aimée (1965)
Brabant (1967, Premio de la provincia de Brabant)
Le Sablier (1969)
Entre deux mondes (1970)
L'Arlequin (1970)
Mer du Nord (1971)
L'Envers du miroir (1973)
Le Moulin de papier (1973)
Almanach du ciel (1973)
De Feu et de Cendre (Ed. Nathan, 1974)
Complaintes (1975






La rodaja de pan

Un niño solo, Solitario,
en la mano, una rodaja de pan.
Un niño solo, con un perro
que lo mira como a un dios
que tuviera en su mano
la llave al paraíso del can.
Un niño solo
que muerde su rodaja de pan,
y al que el mundo entero vuelve
para verle dar, con naturalidad,
Aunque muera de hambre,
embarrado de mantequilla,
a su perro da la mitad del pan.



La tranche de pain 

Un enfant seul, 
Tout seul avec en main 
Une belle tranche de pain, 
Un enfant seul
Avec un chien
Qui le regarde comme un dieu
Qui tiendrait dans sa main
La clé du paradis des chiens.
Un enfant seul
Qui mord dans sa tranche de pain,
Et que le monde entier
Observe pour le voir donner
Avec simplicité,
Alors qu'il a très faim,
La moitié de son pain
Bien beurré à son chien.





La niebla

La niebla puso todo
En su bolsa de algodón
La niebla agarró todo
Alrededor de mi mansión

No más flores en el jardín,
No más árboles en el camino
El invernadero del vecino
Parece esfumarse.

Y no sé en realidad
Donde se hubo de posar
El gorrión que escucho
tan tristemente llorar.






Tu es belle, ma mère

Tu es belle, ma mère,
Comme un pain de froment.
Et, dans tes yeux d'enfant,
Le monde tient à l'aise.

Ta chanson est pareille
Au bouleau argenté
Que le matin couronne
D'un murmure d'abeilles.

Tu sens bon la lavande,
La cannelle et le lait;
Ton coeur candide et frais
Parfume la maison.

Et l'automne est si doux
Autour de tes cheveux
Que les derniers coucous
Viennent te dire adieu.





Liberté

Prenez du soleil
Dans le creux des mains,
Un peu de soleil
Et partez au loin!

Partez dans le vent,
Suivez votre rêve;
Partez à l'instant,
la jeunesse est brève !

Il est des chemins
Inconnus des hommes,
Il est des chemins
Si aériens !

Ne regrettez pas
Ce que vous quittez.
Regardez, là-bas,
L'horizon briller.

Loin, toujours plus loin,
Partez en chantant !
Le monde appartient
A ceux qui n'ont rien.






Pour mon père

Mon père aimé, mon père à moi,
Toi qui me fais bondir
Sur tes genoux
Comme un chamois,

Que pourrais-je te dire
Que tu ne sais déjà ?
Il fait si doux
Quand ton sourire
Éclaire tout
Sous notre toit!

Je me sens fort, je me sens roi
Quand je marche à côté de toi.







Le brouillard

Le brouillard a tout mis
Dans son sac de coton;
Le brouillard a tout pris
Autour de ma maison.

Plus de fleurs au jardin,
Plus d'arbres dans l'allée,
La serre du voisin
Semble s'être envolée.

Et je ne sais vraiment
Où peut s'être posé;
Le moineau que j'entends
Si tristement siffler.






Muguet

Cloches naïves du muguet,
Carillonnez ! car voici Mai !

Sous une averse de lumière,
Les arbres chantent au verger,
Et les graines du potager
Sortent en riant de la terre.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !

Les yeux brillants, l'âme légère,
Les fillettes s'en vont au bois
Rejoindre les fées qui, déjà,
Dansent en rond sur la bruyère.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !





Ponctuation

- Ce n'est pas pour me vanter,
        Disait la virgule,
Mais, sans mon jeu de pendule,
Les mots, tels des somnambules,
Ne feraient que se heurter. 

- C'est possible, dit le point.
        Mais je règne, moi,
Et les grandes majuscules
Se moquent toutes de toi
Et de ta queue minuscule.

- Ne soyez pas ridicules,
        Dit le point-virgule,
On vous voit moins que la trace
De fourmis sur une glace.
Cessez vos conciliabules.

Ou, tous deux, je vous remplace !






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